Ne manquez aucun article de Adrian Raymond

S'inscrire pour recevoir des informations quotidiennes sur les publications
Veuillez indiquer un prénom valide
Veuillez compléter ce champ.
Veuillez indiquer un nom valide
Veuillez compléter ce champ.
Veuillez indiquer une adresse email valide
Veuillez compléter ce champ.
Veuillez sélectionner un pays

Je souhaite recevoir par e-mail des informations de la part de DailyFX et IG sur les opportunités de trading et leurs produits et services.

Veuillez compléter ce champ.

Nos prévisions seront bientôt disponibles dans votre boîte mail

En plus de lire nos analyses, nous vous proposons d'aller encore plus loin en les testant. Nos prévisions vous donnent en effet accès à un compte démo gratuit auprès de notre fournisseur IG, pour vous permettre de tester et de vous entraîner au trading sans risque.

Votre démo est créditée de 30 000€ de fonds virtuels que vous pouvez utiliser pour trader sur plus de 7500 valeurs.

Vous recevrez vos identifiants par email sous peu.

En savoir plus sur votre démo

Vous êtes inscrits aux articles de Adrian Raymond

Vous pouvez gérer vos inscriptions en cliquant sur le lien qui se trouve au bas de chaque email que vous recevez

Une erreur s'est produite lors de l'envoi de votre formulaire.
Veuillez réessayer.

(DailyFX.fr) - Les chiffres du travail aux Etats-Unis ont largement décu au troisième trimestre, les Non-Farm Payrolls (NFPs) ressortant bien en dessous des attentes pour le mois de septembre (142.000 personnes contre les prévisions à 201.000). De plus, le Bureau of Labor Statistics (BLS) a révisé a la baisse les créations d’emplois pour juillet et août (de 245.000 à 223.000 et de 173.000 à 136.000 respectivement). Tandis que le marché du travail continue à créer des emplois, la cadence ralentit depuis le début de l’année.

Jusqu’ici, ce ralentissement n'est pas très préoccupant, mais sa durée peut repousser la date hypothétique à laquelle la Réserve fédérale (Fed) choisira de passer à la prochaine étape de la normalisation de sa politique monétaire alors qu’elle avait qualifié la baisse des exportations nettes et le ralentissement sur le secteur manufacturier américain comme temporaires il y a sept mois.

Le marché du travail américain reste robuste, mais les derniers NFPs semblent faire ressurgir une faiblesse sous-jacente qui remet en cause la perspective du plein emploi aux Etats-Unis. Ces tendances sous-jacentes me font croire que même si la Fed devait relever son taux directeur, sa politique monétaire restera plus accommodante comparée à celles menées lors des derniers cycles de croissance. Autrement dit, les conditions actuelles du marché du travail ne valident pas les prévisions d’une hausse graduelle du taux des Fed Funds à plus de 3,5 % en 2017 (voir les dernières prévisions économiques du FOMC).

Le ralentissement du rythme des créations d’emploi aux Etats-Unis pèse actuellement sur le dollar américain, mais il faut rappeler qu’en moyenne, 198.833 nouveaux emplois ont été créés chaque mois entre mars et septembre. La moyenne sur douze mois s’élève à 243.000, grâce notamment aux très bons chiffres de novembre et décembre 2014. La deception récente va probablement pousser certains spéculateurs à sortir de leurs positions longues du dollar US, mais une correction du billet vert pourrait être de courte durée si les marchés se mettent à anticiper une augmentation des programmes d’assouplissement de la Banque centrale européenne (BCE) et de la Banque du Japon (BoJ).

Ne pas penser que les chiffres du travail aux Etats-Unis sont catastrophiques. Ils ne le sont pas. Mais ils sont certainement décevants et doivent nous rappeler que le marché du travail américain poursuit toujours un ajustement long vers un nouvel équilibre huit ans après la crise financière de 2007-2008.

Les NFPs de septembre font réapparaître la faiblesse sous-jacente du marché du travail américain

Vous le savez probablement déjà, mais le taux de participation sur le marché du travail US est tombé à 62,4 %, soit son plus bas niveau depuis octobre 1977. On ne peut pas nier que la dimunition de la population active aux Etats-Unis a assisté partiellement à la baisse du chômage depuis 2009. Il n’est pas exactement clair ce qui explique ce phénomène, mais on se doute que le départ anticipé des gens à la retraite et la prolongation des études supérieures des jeunes entrent en jeux ici. Tandis que certains voient la baisse du taux de participation comme une invalidation de la robustesse du marché du travail US, il s’agit probablement d’une restructuration graduelle de la composition de la population active après la pire récession vécue depuis 1929-1933.

Les NFPs de septembre font réapparaître la faiblesse sous-jacente du marché du travail américain

Quant au chômage, le taux officiel est à 5,1 %, soit 7,915 millions de personnes recherchant activement du travail durant les quatre semaines précédant le rapport de septembre. En prenant en compte les travailleurs à mi-temps pour des raisons économiques, ceux marginalement attachés au marché du travail et ceux que l’on qualifie comme “découragés”, ce taux (U6) ressort à 10,0 % de la population active. Six ans après l’amorcement du cycle actuel de croissance, ce taux reste relativement élevé par rapport à son évolution lors des derniers cycles dont les pics ont été identifés en mars 2001 et décembre 2007. Il est difficile d’envisager le resserrement des conditions sur le marché du travail dans ce contexte, même si le taux de chômage officiel devait baisser en dessous de 5,0 % l’année prochaine.

Les NFPs de septembre font réapparaître la faiblesse sous-jacente du marché du travail américain

Pour continuer sur le sort du chômeur américain, le temps médian écoulé à la recherché du travail est de 11,4 semaines. Alors que le nombre absolu de chômeurs de long durée est en considerable baisse depuis le pic atteint lors de la crise financière de 2007-2008, il reste toujours élevé en termes relatifs. Près de 42 % des chômeurs recensés en septembre ont déclaré être sans travail depuis au moins 15 semaines. Comme le montre le graphique ci-dessous, on a observé une répartition similaire lors des trois recessions économiques précédant la plus récente (1982, 1991, 2001). Ce n’est sûrement pas caractéristique du plein emploi.

Les NFPs de septembre font réapparaître la faiblesse sous-jacente du marché du travail américain

Sur le front des salaires, la rémunération moyenne réelle des salaries dans la production et sans gestion de personnel (production & nonsupervisory workers) cale depuis 2009. La désinflation récente des prix à la consommation soutient en partie cette courbe, mais cela n’est pas suffisant pour créer des pressions sur les salaires réels. Une augmentation des salaires réels aiderait à soutenir la consummation des ménages, et cela pourrait arriver soit par une hausse de la rémunération nominale (avec une inflation constante) des salariés soit par une baisse des prix, toutes choses égales par ailleurs. Seul le premier serait salué par la Fed bien entendu, et encore une fois, les graphiques précédents suggèrent qu’on est encore loin du plein emploi aux Etats-Unis.

Les NFPs de septembre font réapparaître la faiblesse sous-jacente du marché du travail américain

Par Adrian Raymond

DailyFX.fr, site de recherche de FXCM

Pour nous contacter, écrivez à recherche@dailyfx.fr

Suivez Adrian sur Twitter : @AdrianRaymondFX

Les NFPs de septembre font réapparaître la faiblesse sous-jacente du marché du travail américain