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Les trois indices majeurs américains (S&P 500, Dow Jones et Nasdaq) ont chuté hier dans la lignée de la publication de l’accélération des salaires vendredi.

Dernières actualités de Wall Street

  • Le S&P 500 inscrit sa plus importante perte depuis 2011
  • La hausse des salaires augmente la spéculation des hausses des taux de la Fed
  • Flashcrash de Wall Street : opportunité ou menace ?

Les indices américains ont accentué leur chute hier. Sous pression en raison de la hausse des salaires, synonyme d’accélération du cycle de hausse des taux de la Fed. Le Dow Jones a inscrit sa pire performance intraday de son histoire (-1600 points) et le S&P 500 sa pire séance depuis août 2011.

Le S&P 500 inscrit sa plus importante perte depuis 2011

Dans la lignée de la chute des marchés actions asiatiques, puis européens hier, le S&P 500 a inscrit sa plus importante baisse depuis août 2011 (-4,10%). Le flash crash s’était accéléré vers 21h00 sur les indices de Wall Street, qui étaient en baisse de 6% par rapport à leur prix d’ouverture quelques heures plus tôt.

Les indices ont limité la casse avant la clôture hier soir, mais le Dow Jones a tout de même enregistré sa plus importante baisse intraday de son histoire (-1600 points). Les valeurs technologiques ont été les plus résistantes (Nasdaq -3,78%), mais nous noterons toutefois un repli de tous les secteurs.

Cette chute est la deuxième séance baissière consécutive des indices américains, sous pression depuis la publication des bons chiffres de l’emploi vendredi. En effet, les salaires hebdomadaires ont enregistré leurs plus fortes hausses depuis 2009 (+2,9%) ce qu'alimentent la perspective d'une accélération de l'inflation dans un contexte de plein emploi aux États-Unis.

La hausse des salaires augmente la spéculation des hausses des taux de la Fed

L’accélération de la hausse des salaires aux États-Unis, se justifie par le (très) faible taux de chômage (au plus bas depuis 2001). En janvier, les salaires hebdomadaires ont progressé de 2,9% sur une année glissante soit la plus forte hausse depuis 2009. Cette bonne annonce cause l'accélération des anticipations d’inflation. Résultat, les taux souverains progressent en raison de la spéculation du marché quant à une quatrième hausse des taux directeurs de la Fed cette année.

D'autant plus que cette dynamique de l’emploi pourrait se poursuivre grâce aux inactifs entrant à nouveau sur le marché du travail, source potentiellement porteuse de croissance étant donné la bonne orientation des investissements aux États-Unis.

Susceptible de vous intéresser : Les prévisions d’inflations font pression sur les marchés obligataires.

Flashcrash de Wall Street : opportunité ou menace ?

Doit-on considérer ce flash crash comme une menace ? Statistiquement, les rares fois où le S&P 500 a perdu plus de 6% en deux séances (19 fois depuis 2000), un rebond lors des 5 séances a été réalisé (dans 68% des cas), pour une performance moyenne de 5,5%.

Après un repli de plus de 6% en deux jours, le SPX rebondissait 68% du temps les 5 séances suivantes

De plus, nous ne pouvons considérer cette baisse comme un crash majeur étant donné que les valeurs d’aversion au risque n’ont que très peu réagi. Certes le rendement du 10 ans américains a perdu 12 pb, mais le cours de l’or n’a que très légèrement progressé (+0,59%) tout comme le yen (+0,89% face au dollar). A l’heure de la rédaction de l’article, l’or, le yen le franc suisse, le TNote et le Bund baissent à nouveau…

Fondamentalement, nous retrouvons une économie américaine solide comme le témoigne très bien la hausse des salaires américains. Janet Yellen a quitté le siège de la Fed avec le plein emploi et une croissance de 3%.

Sur le plan micro économique, sur les 260 sociétés américaines qui ont reporté leurs résultats du quatrième trimestre 2017, 216 sont ressorties au-dessus des attentes, 37 ont déçu.

Difficile donc de trouver des catalyseurs pouvant justifier un crack des marchés boursiers américains. Cette baisse a surtout permis à l’euphorie de se calmer. Les momentums journalier, hebdomadaire et même mensuel, illustrés par l’indicateur RSI, ont chuté alors qu’ils évoluaient dans leur zone de sur-achat depuis plusieurs semaines.

L’analyse technique, montre un parfait rebond du Dow Jones sur sa moyenne mobile à 200 séances. Le S&P 500 pourrait la rejoindre à court terme avant de reprendre une tendance haussière comme l’invite à suggérer la statistique précédemment citée. Cette moyenne mobile de long terme pourrait être utilisée comme point d’entrée pour se positionner à l’achat sur les différents indices américains afin de viser dans un premier temps leurs précédents sommets, puis des nouveaux records.

Téléchargez nos prévisions pour les prochains mois des indices majeurs mondiaux dont le S&P 500, Dow Jones et Nasdaq.

Graphique journalier du SPX réalisé sur la plateforme ProRealTime

Wall Street : Le S&P500 a connu sa plus importante chute en 7 ans, la hausse des salaires étant le principal catalyseur

Rebond S&P 500 sur sa moyenne mobile à 200 séances