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Comment George SOROS a cassé la banque d’Angleterre en 1992 ?

Comment George SOROS a cassé la banque d’Angleterre en 1992 ?

2016-03-11 13:33:00
objectifeco,
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(DailyFX.fr) – Comment George SOROS a cassé la banque d’Angleterre en 1992 ?

Source originale : http://www.objectifeco.com/bourse/trading/les-traders/comment-george-soros-a-casse-la-banque-d-angleterre-en-1992.html

Le 16 septembre 1992, George Soros lance un raid monétaire éclair sur la City de Londres. En quelques heures, le financier américain d’origine hongroise gagne 1,1 milliard de dollars en réussissant l’exploit de faire sortir la livre sterling du Système monétaire européen (SME). « Le SME avait été conçu pour neutraliser la spéculation inhérente au flottement des monnaies. Il a fonctionné tant que les autorités monétaires des différents pays ont joué le jeu de la coopération », selon George Soros.

Sur quels éléments George Soros s’est-il appuyé pour lancer son opération triomphante ?

Tout d’abord, il faut bien comprendre que lorsque le Système monétaire européen voit le jour, le 13 mars 1979, en remplacement du Serpent monétaire européen, il s’agissait de créer une zone de stabilité monétaire en limitant les fluctuations des monnaies européennes les unes par rapport aux autres : toutes devaient évoluer autour de la valeur d’un panier de devises de référence, l’Ecu (European Currency Unit). Le bon fonctionnement du SME supposait des politiques économiques coordonnées et l’intervention des banques centrales pour soutenir les devises faibles et limiter l’inflation en jouant sur les taux d’intérêt.

À l’origine, la Grande-Bretagne refuse d’y adhérer. Mais pendant la décennie 1980, la livre se retrouve rattachée de fait au deutschemark. Nigel Lawson, le chancelier de l’Échiquier du gouvernement de Margaret Thatcher, était persuadé que la faible inflation en Allemagne de l’Ouest était due à la vigueur du mark. Cette situation ne différait guère de celle des autres devises européennes : la plupart des banques centrales des pays membres du SME ont calqué leur politique monétaire sur celle de l’Allemagne, tandis que la Bundesbank s’est attachée à défendre la valeur de sa devise face au dollar.En octobre 1989, Nigel Lawson démissionne après s’être opposé au conseiller économique de Margaret Thatcher, qui plaidait pour un détachement de la livre par rapport au mark. Il est remplacé par John Major.

C’est lui qui conduira l’adhésion de la Grande-Bretagne au SME un an plus tard. Cette décision a été prise lors du Conseil européen de Madrid de juin 1989, au cours duquel Margaret Thatcher a posé une condition : que la situation économique britannique soit comparable à celles des économies continentales en répondant aux mêmes critères de stabilité.

Comment expliquer les origines des faiblesses de la livre sterling ?

Le 6 octobre 1990, la livre rejoint le SME et John Major devient premier ministre un mois et demi plus tard, alors que la situation économique du Royaume-Uni est des plus mauvaises. L’inflation (7,6 %) est trois fois supérieure à celle de l’Allemagne (2,7 %) et plus du double de celle de France (3,1 %), les taux directeurs de la Banque d’Angleterre dépassent 15 %, la demande intérieure chute et le dollar, devise dans laquelle sont réglées les exportations britanniques, recule fortement.Au début des années 1990, le financement de la réunification allemande, 150 milliards de marks annuellement, pèse lourdement sur les économies européennes.

En décidant qu’un mark ouest-allemand vaudrait autant qu’un mark est-allemand alors que les économistes tablaient sur une parité de 1 pour 4, le chancelier Helmut Kohl précipite son pays dans l’inflation. Depuis les années 1920, juguler l’inflation est une question prioritaire outre-Rhin. Karl Otto Poehl, président de la banque centrale allemande, lance une politique de resserrement du crédit, poursuivie par son successeur, Helmut Schlesinger : par deux fois au second semestre 1991, il relève les taux directeurs.

Comment George SOROS a cassé la banque d’Angleterre en 1992 ?

John Major s’est cru obligé de défendre sa monnaie

Au premier semestre 1992, des achats de marks, qui offrent une meilleure rémunération, sont effectués au détriment des devises européennes et du dollar : en octobre 1991, il fallait 1,70 mark pour acheter 1 dollar ; en juillet 1992, il n’en faut plus que 1,40 ; en six mois, le dollar perd près de 30 % face au mark ! Parce que les devises sont liées au sein du SME, les partenaires de l’Allemagne sont contraints à leur tour de relever leurs taux, pour défendre les parités de change, avec le risque de précipiter l’Europe dans la récession.

En juin 1992, les Danois rejettent à 50,7 % le traité de Maastricht. Pendant l’été, en France, la campagne sur la ratification du traité sur l’Union européenne voit les opposants et les partisans du texte s’affronter. La pression sur les devises européennes les plus faibles s’intensifie.Pour lâcher du lest, le gouvernement britannique aurait pu laisser filer la livre. Une solution difficilement envisageable alors que la Grande-Bretagne doit prendre la présidence semestrielle du Conseil de l’Union européenne le 1er juillet 1992. John Major s’est cru dans l’obligation de défendre sa monnaie. En quelques jours, les taux d’intérêts passent de 10 à 15 % pour dissuader les opérateurs de vendre des livres.

Pour soutenir la devise britannique, la Banque d’Angleterre intervient aussi sur le marché des changes et achète 1 milliard de livres sterling. Progressivement, la valeur de la livre, surévaluée, ne reflète plus la réalité économique du pays.Ce décalage n’a nullement échappé à George Soros, le fondateur du hedge fund Quantum, établi dans un paradis fiscal aux Antilles néerlandaises. Depuis quelques mois, il observe la crise dans laquelle s’enfonce l’économie britannique. George Soros est persuadé que la situation de la livre deviendra intenable et que le chancelier sera tôt ou tard contraint de la dévaluer.

Le déroulement des faits

Comment George SOROS a cassé la banque d’Angleterre en 1992 ?

Au départ

À la fin du premier semestre 1992, George Soros bâtit une stratégie d’investissement. Elle repose sur une ligne de crédit de 15 milliards de dollars que Quantum se voit accorder en contrepartie d’une garantie de 1 milliard de dollars, c’est ce que l’on appelle un effet de levier. Il rallie aussi à sa cause d’autres fonds d’investissement (Caxton Corp, Jones Investment…) et des grandes banques américaines (JP Morgan, Chase Manhattan, Bank of America), les persuadant que la livre sortirait bientôt du Système monétaire européen.

Le Black Wednesday

Le 16 septembre 1992, une journée surnommée the Black Wednesday (“le mercredi noir”), George Soros passe à l’attaque. Sur le marché des devises, il vend à terme 10 milliards de livres et achète l’équivalent de 6 milliards de dollars en marks et de 500 millions de dollars en francs. À la Bourse de Londres, il se porte acquéreur de 500 millions de dollars d’actions britanniques, pariant sur leur hausse en cas de dévaluation de la livre. Parallèlement, il prend des positions vendeuses sur les marchés parisien et allemand, anticipant leur baisse en cas de sortie de la livre du SME.

Enfin, sur les marchés de taux d’intérêt français et allemands, il prend des positions inverses : les actions et les taux d’intérêts évoluent toujours en sens inverse. « Je n’ai aucun sentiment de culpabilité, je vous l’assure, expliquera-t-il trois mois plus tard dans les colonnes de This Week. Si je n’avais pas pris cette position quelqu’un d’autre l’aurait fait à ma place. »Face à cette attaque aussi brutale qu’imprévue, la Banque d’Angleterre réagit en puisant 50 milliards de livres dans ses réserves. Mais à 19 heures ce jour-là, Norman Lamont, le chancelier annonce une baisse des taux d’intérêt et surtout la sortie de la livre du SME. Les autorités financières n’ont rien pu faire face aux marchés financiers : en quelques heures, la livre perd 15 % de sa valeur tandis que le franc et le mark s’apprécient de 7 %…

L’économie britannique, devenue plus compétitive avec cette dévaluation de fait de la livre, profitera de ce Black Wednesday, que certains surnomment dorénavant the White Wednesday Ce fut une période difficile, mais la livre sterling en sortit renforcée. En effet, les lourds taux d’intérêt puis la chute de la livre ont contribué à juguler l’inflation et firent du bien à l’économie britannique.

En Résumé

La livre sterling avait fait de l’ombre au deutsche mark avant les années 1990. Malheureusement, l’envie de faire comme ses voisins européens conduisit la Grande-Bretagne à avoir de faibles taux d’intérêt et une inflation élevée. Le pays entra dans le SME avec le souhait express de garder la parité de la livre au-dessus des 2,70 marks, souhait peu réalisable étant donné que l’inflation de la Grande-Bretagne dépassait très largement celle de l’Allemagne.

En plus des problèmes causés à la livre par l’inclusion de la Grand-Bretagne dans le SME, la réunification allemande vint alors aggraver les choses en remettant en cause le statut du deutsche mark comme devise de référence du SME. Les spéculateurs se rendirent compte des fragilités inhérentes au SME, et ils commencèrent à voir que les taux de change fixes ne pourraient pas continuer à aller à l’encontre des forces naturelles du marché . Consciente de l’enjeu, la Grande-Bretagne augmenta ses taux d’intérêt au-delà de 10% pour rendre la livre sterling plus attractive.Sauf que les spéculateurs, George Soros en tête, se mirent à la shorter massivement.Le gouvernement britannique fut contraint de se retirer du SME car il devenait clair qu’il était en train de perdre des milliards de livres sterling en essayant de maintenir sa devise à flot artificiellement.Soros empocha au total 1.5 milliard de dollars sur un mois et consolida sa réputation et entra dans la légende comme le plus grand spéculateur mondial de devises.

Un tel raid de la part d’une poignée de spéculateurs pourrait difficilement se reproduire contre l’euro : il faudrait mobiliser plus de fonds. La monnaie unique n’est cependant pas à l’abri de telles attaques tant qu’elle représente des pays aux économies aussi divergentes sans solidarité avérée. Les réticences de Margaret Thatcher sont toujours d’actualité et l’épisode Soros a fait beaucoup pour éloigner les Britanniques de l’euro.Eric DavidSi le Forex vous intéresse et que vous souhaitez aller plus loin, notamment au niveau des techniques de trading pour réaliser des opérations avec une meilleure probabilité de succès, je vous ai préparé un Ebook Gratuit sur une stratégie à base d'analyse des news, celle du chômage américain. Je vous montre comment on peut exploiter ces publications récurrentes.

Source originale : http://www.objectifeco.com/bourse/trading/les-traders/comment-george-soros-a-casse-la-banque-d-angleterre-en-1992.html

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