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Que signifient vraiment les statistiques ?

Que signifient vraiment les statistiques ?

2014-07-30 07:42:00
Karen Peloille, Spécialiste Ichimoku
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Karen Peloille : "A l'occasion de la publication de plusieurs chiffres US d'importance les trois prochains jours, je vous invite à lire la traduction que j'ai faite d'un article paru dans l'hebdomadaire britannique The Economist la semaine dernière et explique bien comment interpréter les statistiques telles que le NFP et le GDP dans le contexte économique actuel. En tant que diplômée d'économétrie, je me bats depuis plusieurs années auprès de certains traders qui prennent des raccourcis un peu trop rapides dans l'analyse mais surtout la signification à plus long terme des chiffres qui agitent les marchés régulièrement.

L'analyse fondamentale de données économiques n'est pas facile car l'économie est une activité qui évolue lentement. Certains chiffres sont un reflet immédiat de la situation alors que d'autres sont à prendre sur un espace temporel plus long. D'où les révisions régulières qui se produisent lors de la publication du nouveau chiffre. Le parfait exemple en est le GDP qui "s'étale" sur 3 mois afin de donner une vue de la situation des 3 mois précédents. De même pour l'emploi, les critères de saisonnalité sont à prendre en compte en fonction de la période dans laquelle on se trouve et l'interprétation doit se faire en regard d'autres chiffres tels que la productivité, le taux de chômage réel, les secteurs touchés...

Vous l'aurez compris, l'économie est un tout, constitué de multiples rouages qui ne fonctionnent pas tous au même rythme et les inter relations sont évolutives. C'est ce qui en fait une "science" passionnante, à condition de savoir lire les statistiques. Par conséquent, un trader averti peut profiter de façon très lucrative de la nervosité des marchés lors de la publication de ces chiffres mais de là à en faire une interprétation de moyen terme, il est préférable de laisser cela aux spécialistes. Il faut également prendre en considération que lorsqu'un gouvernement prend des mesures afin de piloter/corriger au mieux l'économie du pays en fonction de ces données, les effets réels ne se font sentir que des mois voire des années plus tard. La dimension temporelle est donc très importante et tirer des plans sur la comète à partir d'un seul chiffre est très souvent source de déception.

En conclusion, je vous invite à rester prudent lors de ces publications qui bien souvent induisent immédiatement des discours à chaud sans fondements réels. Profiter de l'augmentation de la volatilité dans ces moments-là est la seule action sensée du trader. Élucubrer sur un krach est une autre histoire. Voici donc l'article, en espérant qu'il vous apportera les quelques éclaircissements avant la parution des chiffres des trois prochains jours."

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Economie US : les Emplois ne font pas tout

De nouvelles statistiques montrent que la vitesse à laquelle l’économie américaine peut croître sans inflation, diminue.

En juin, le nombre d’ouverture de postes a crû de 228000 menant à un total de 1.4 millions, les six meilleurs mois depuis 2006. Le taux de chômage est tombé à 6.1%, le plus bas niveau depuis 6 ans. Et le plein emploi pourrait être atteint d’ici un an.

Un marché de l’emploi en hausse est souvent le reflet d’une économie en expansion. Ce n’est pas le cas ici.

En effet, pour le premier trimestre, le GDP accuse un rythme annuel de 2.9%, le pire depuis la récession, même s’il est grandement à mettre sur le dos des intempéries exceptionnelles de ce début d’année.

Le second semestre ne pourrait être que suffisamment élevé afin de compenser le Q1. Les économistes pensaient que 2014 serait la meilleure année depuis la récession. Elle pourrait être la pire.

Les cycles de croissance sont dictés par les mouvements de la Demande. Or ces dernières années, cette dernière a été freinée par les ménages qui ont préféré rembourser leur dette, le gouvernement qui a restreint ses dépenses et les taux d’intérêt qui ne peuvent descendre plus bas.

Sur le long terme, le potentiel de croissance d’un pays dépend de l’Offre, du nombre de travailleurs actifs et de leur productivité. La divergence récente entre le taux de l’emploi US et la production suggère que la Demande est déficiente avec une Offre insuffisante, plus de personnes travaillant mais pour une productivité plus faible.

Or, le standard de vie des Américains dépend de la productivité.

C’est également une source de préoccupation pour la Federal Reserve car l’inflation apparaît plus rapidement quand les capacités économiques croissent plus lentement. D’où une velléité à augmenter les taux d’intérêt plus vite que prévu mais de faible amplitude, une économie à faible taux de croissance étant moins susceptible d’investir en capital.

Dans les années 1990, les Etats-Unis affichaient un potentiel de croissance supérieur à 3%, grâce à une augmentation de la force de travail supérieure à 1% et à la productivité, alimentée par l’essor des nouvelles technologies de l’information, croissant autour de 3% annuellement.

En 2007, le CBO a estimé la croissance future à un respectable 2.6%. Actuellement, il serait plus raisonnable de n’envisager que 2.1%. La Federal Reserve a réduit sa projection de croissance Long Terme d’autant.

Et ces dernières estimations semblent encore optimistes en regard des dernières statistiques. La récente augmentation forte de l’emploi accompagnée d’une production faible induit une diminution de la productivité de 0.4% sur un an, la force de travail stagnant.

Les différentes théories économiques stipulent que le chômage diminue quand l’économie croît plus vite que son potentiel au sommet du « cycle des affaires ». Si la croissance lente de ces dernières années était supérieure à son potentiel de long terme, comme le laisse suggérer la baisse rapide du taux de chômage, cela indiquerait que ce potentiel est actuellement négatif. JP Morgan estime que la future croissance ne serait que de 1.75%, soit la moitié de son niveau de 1947 à 2007.

Mesurer la croissance future est de notoriété difficile. La productivité est une donnée volatile, donnant une tendance de fond difficile à discerner. Décorréler la Demande court terme de l’Offre long terme est compliqué par le fait que la Demande a un effet direct sur l’Offre. Quand l’économie est en expansion, les entreprises investissent et innovent plus, ce qui augmente la productivité et les personnes à l’écart réintègrent le marché du travail. C’est ce qui s’est produit dans les années 1990 : alors que la croissance était présente sans augmentation de l’inflation, les économistes ont conclu que le potentiel de croissance avait augmenté.

La grande inversion

La façon optimiste d’évaluer la situation actuelle serait identique dans le sens contraire : le potentiel de croissance serait ralenti par la persistance d’une Demande faible faisant suite à la Récession, plutôt que par des forces structurelles sous-jacentes.

Par exemple, la force de travail n’a cru que de 0.3% par an au cours de cette dernière décade comparé au 0.8% de la décade précédente et le taux de participation (part de la population en âge de travailler cherchant un emploi ou étant en poste) est passé de 65.9% fin 2007 à 62.8%.

Une partie de cette baisse est structurelle : les premiers « baby boomers » se sont qualifiés pour la retraite publique (Social Security) en 2008.

Une autre partie est cyclique : ceux qui n’ont pas retrouvé d’emploi depuis la Récession quittent le marché du travail.

Mais quel effet est le plus manifeste ?

Un rapport récent du CEA de Obama estime que 1.6% des 3.1% de la baisse du taux de participation est imputable à l’âge d’une partie de la population active. 0.5% est clairement d’ordre cyclique. Comment expliquer alors le 1% restant ?

Un élément de réponse vient de ce que les 16-24 ans font des études plus longtemps et sont moins susceptibles d’occuper un emploi pendant leur temps d’étude. Or, il s’avère que le taux de participation concernant cette tranche d’âge a commencé à diminuer bien avant la récession. Cette baisse a été plus importante pour ceux qui avaient un faible niveau d’éducation de l’ordre de 4% pour les « non-bacheliers ». Ce sont les actifs qui sont le plus rapidement atteints par l’évolution des technologies et la compétition étrangère. Mais cette tendance de Long Terme a empiré avec la Récession.

En théorie, une économie en croissance devrait ramener les actifs écartés sur le marché du travail. En pratique, l’effet est faible. Beaucoup des laissés-pour-compte se sont mis à la retraite ou préfèrent toucher des indemnités d’invalidité, décision plus ou moins définitive. Et ce problème structurel devrait empirer avec l’augmentation du nombre de retraités (« baby boomers ») même si l’offre de nouveaux travailleurs décline. Le Census Bureau estime que la population en âge de travailler ne devrait croître que de 0.3% par an de 2010 à 2030, soit moins du tiers du taux des vingt années précédentes.

Le vieillissement de la population n’est pas la seule raison : la diminution du taux de fertilité et la baisse de l’immigration jouent également un rôle non négligeable.

Comme le travail, la productivité augmente plus lentement, en moyenne un peu plus de 1% depuis la Reprise, soit environ la moitié de la moyenne de 2.3% de 1947 à 2007.

Cela est en partie un effet cyclique avec des ventes faibles et les crises financières qui ont découragé l’investissement ces dernières années. Cependant la productivité avait commencé à décliner avant la Récession, vers 2005, dû à l’affaiblissement de l’effet « révolution technologique ». Entraînées par Wal Mart, les entreprises ont commencé à investir dans l’IT fin des années 1990 afin de mieux gérer leur chaîne d’Offre, la gestion du personnel et l’élaboration de nouveaux produits. En 2005, les bénéfices de ces investissements sont arrivés à leur maturité avec un ralentissement dans l’innovation dans les semi-conducteurs.

L’extension des médias sociaux qui permet de nouvelles formes de travail et l’augmentation de la robotisation conduisant à une croissance du rendement individuel, ainsi que d’autres innovations technologiques, comme les précédentes vagues de progrès, n’ont pas d’effet immédiat dans les statistiques de la productivité. Une amélioration des perspectives de cette dernière pourrait alors être envisagée dans les années à venir.

La part du GDP consacrée aux investissements IT a plongé depuis la Récession et continue a chuté malgré la reprise d’autres types d’investissements. Un potentiel réduit de croissance induit que les entreprises ont besoin de moins de Capital pour répondre aux ventes futures. Ceci expliquerait pourquoi les investissements (12% du GDP) restent à un niveau inférieur à leur sommet de pré-récession.

Même si le potentiel de croissance remontait un peu, les Etats-Unis ressembleraient de plus en plus aux économies vieillissantes à croissance faible qu’ils avaient pour habitude de snober. Afin d’améliorer la croissance, les décideurs peuvent agir de différentes manières telles qu’augmenter l’âge de la retraite, abaisser le taux des taxes professionnelles et réformer l’aide aux inactifs. Mais de telles mesures mettront des années avant d’avoir un effet notable sur la croissance.

Dans le même temps, la Federal Reserve a maintenu des taux bas proche de zéro, sur la présomption que l’économie avait des capacités non utilisées, ce qui maintenait un taux d’inflation bas.

Les récents chiffres ont incité à une réévaluation. Non seulement le chômage a baissé rapidement mais les mesures de sous-emploi ont décru encore plus vite. Cependant, le taux de participation n’a pas augmenté alors que les employeurs ont du mal à satisfaire leur offre d’emploi. En mai, 3.2% des postes restaient vacants, proche d’un niveau élevé de 7 ans, suggérant que les chômeurs n’ont plus les compétences requises par le marché du travail.

Tout ceci tend à prouver que l’économie est proche du plein emploi que la Federal Reserve espérait il y a seulement un an. Etant donné la stabilité des salaires et des prix, l’augmentation des taux d’intérêt ne devrait pas être effective avant au moins une année. Mais comme l’affirmait Janet Yellen le 15 juillet dernier, cette hausse pourrait intervenir plus tôt si le chômage continuait à baisser aussi rapidement.

Traduction d’un article paru dans The Economist du 19/07 « Jobs are not enough ».

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Si vous avez des questions,n'hésitez pas à les poser dans ce journal,j'y répondrai avec plaisir. Bonne lecture."

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